Willem de Rooij
BLACK AND BLUE
27 octobre - 24 novembre 2012

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  • Willem de Rooij, BLACK AND BLUE, Exhibition view, Photo credits: Florian Kleinefenn, Courtesy de l'artiste et Galerie Chantal Crousel, Paris
  • Willem de Rooij, BLACK AND BLUE, Exhibition view, Photo credits: Florian Kleinefenn, Courtesy de l'artiste et Galerie Chantal Crousel, Paris
  • Willem de Rooij, BLACK AND BLUE, Exhibition view, Photo credits: Florian Kleinefenn, Courtesy de l'artiste et Galerie Chantal Crousel, Paris
  • Willem de Rooij, BLACK AND BLUE, Exhibition view, Photo credits: Florian Kleinefenn, Courtesy de l'artiste et Galerie Chantal Crousel, Paris
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La galerie Chantal Crousel est heureuse d’annoncer la nouvelle exposition personnelle Black and Blue de l’artiste néerlandais Willem de Rooij.

Depuis 2009, l’artiste s’est inspiré de la polarité structurelle des métiers à tisser et en a fait le point de départ d’une réflexion autour du contraste et de la nuance. Ces toiles tissées visent à générer du sens, non par le biais de références extérieures, mais à travers le matériau utilisé pour leur création. 

Pour cette exposition, Willem de Rooij propose quatre oeuvres tissées à la main, ainsi qu’un tissu wax (en réserve de cire). Contrairement à la technique classique, celle utilisée pour les toiles consiste à entrecroiser différents fils de polyester synthétique.
Elaborées comme une seule et même installation, les cinq œuvres présentées ont recours à deux mêmes couleurs : le noir et le bleu.

L’apparente monochromie des toiles révèle une transition graduelle d’une couleur à une autre. Les modulations colorimétriques induisent un changement perpétuel dans la perception que le visiteur a des œuvres. Embrassées dans leur totalité, elles incarnent à la fois la similitude et la différence, l’individuel et le collectif.

Les toiles tissées présentées à la galerie Chantal Crousel font partie intégrante d’une série plus large pour la réalisation de laquelle Willem de Rooij s’est contraint à utiliser un nombre restreint de couleurs et de formats. Les titres des toiles, souvent formés d’anagrammes autour des lieux ou personnes liés aux oeuvres, ajoutent à la myriade d’échos existants au sein de cette série.

Produite spécialement pour cette exposition, l'oeuvre Blue to Black renvoie aux anciennes routes coloniales et marchandes ainsi qu'aux flux migratoires entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe.
Au XIXème siècle, des entreprises néerlandaises ont entrepris l'industrialisation d’une technique traditionnelle indonésienne: le textile Batik. Alors que l’Indonésie résistait à cette production massive, de nouveaux marchés fleurissaient en Afrique de l'Ouest autour du tissu imprimé, désormais ancré dans la culture populaire. Blue to Black a été produite par la Ghana Textile Printing Company (GTP) à Tema. Appartenant à une entreprise néerlandaise, GTP se place dans la lignée de ces grandes structures coloniales encore actives aujourd’hui.

Au cours des cinq dernières années, la notion de « référencialité » ou les techniques permettant de passer outre les références extérieures sont devenues des éléments importants dans le travail de Willem de Rooij. Tout au long de sa carrière, l’artiste a analysé les conventions de présentation et de représentation et a évalué la tension entre des thématiques socio-politiques et la production d’images autonomes.

 

Willem de Rooij a étudié à la Gerrit Rietveld Akademie d’Amsterdam entre 1990 et 1995 et à la Rijksakademie de 1997 à 1998. Depuis 2002, il est professeur à De Ateliers à Amsterdam ainsi qu’aux Beaux Arts de la Städelschule de Francfort. Willem de Rooij vit et travaille à Berlin.  Avec Jeroen de Rijke, son collaborateur jusqu’en 2006, il a reçu le Robert Fulton Fellowship à Harvard en 2004 et a représenté les Pays-Bas à la biennale de Venise en 2005. Ses œuvres sont présentes dans les collections du Stedelijk Museum (Amsterdam), du Hamburger Bahnhof (Berlin), du MUMOK (Vienne) et du MOMA (New York). De nombreuses institutions ont accueilli des expositions personnelles de Willem de Rooij parmi lesquelles K 21 à Düsseldorf (2007), le Museo d'Arte Moderna de Bologne (2008), la Neue Nationalgalerie à Berlin (2010) et le Kunstverein de Munich (2012). Il a également participé à des expositions collectives au Kröller Möller Museum (Otterloo), au Centro Gallego de Arte Contemporanea (Saint-Jacques de Compostelle) et à PS1 (New York).  Une installation permanente au Bentheim Castle en Allemagne a ouvert en 2012 et son travail sera présenté au Kunsthistorisches Museum de Vienne en 2014.