José María Sicilia
L'Instant
1er février - 5 mars 2014

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  • José María Sicilia, L'Instant, Exhibition view, Photo credits: Florian Kleinefenn, Courtesy de l'artiste et Galerie Chantal Crousel, Paris
  • José María Sicilia, L'Instant, Exhibition view, Photo credits: Florian Kleinefenn, Courtesy de l'artiste et Galerie Chantal Crousel, Paris
  • José María Sicilia, L'Instant, Exhibition view, Photo credits: Florian Kleinefenn, Courtesy de l'artiste et Galerie Chantal Crousel, Paris
  • José María Sicilia, L'Instant, Exhibition view, Photo credits: Florian Kleinefenn, Courtesy de l'artiste et Galerie Chantal Crousel, Paris
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Cette septième exposition de José Maria Sicilia à la Galerie Chantal Crousel représente l’aboutissement de son travail sur le chant d’oiseau transcrit en images. Sa transcription trouve son origine dans le tapis d’orient, représentation de l’Eden. José Maria Sicilia inscrit les sonogrammes d’oiseaux dans des matériaux différents, selon le climat qu’il souhaite rendre visible : dans l’octogone en marbre blanc, dans de vastes surfaces d’encre sur papier japonais, dans le panneau en bois couvert de feuille d’or avec incrustations de nacre, ou encore dans une suite de daguerréotypes. 


La géométrie projette le temps,
un chant d’oiseau suspend l’espace en face de moi,
le chant d’oiseau,
c’est l’instant,
l’instant seulement,
il n’y a ni présent ni futur,
cet instant est plénitude,
on sait qu’on existe,
il nous nourrit en même temps qu’il nous dévore,
il est la conscience de notre solitude,
il est avant le langage.
Un chant d’oiseau à peine disparu est même plus mort que la mort,
la durée d’un chant d’oiseau est fait d’instants sans durée,
sa durée est -être-.
Le chant d’un oiseau arrête le temps.
il resserre l’extase,
il nous rend les unités de temps perdus,
ce temps n’est pas,
mais surgit,
surgir c’est quitter les profondeurs de son être.

- José Maria Sicilia