Pierre Huyghe, Jean-Luc Moulène

BUT I WORLD I SEE YOU*

9th Triennial of Photography Hamburg, Hamburger Kunsthalle, Hambourg, Allemagne
5 juin — 4 octobre 2026
Exposition

Pierre Huyghe, Dance for Radium, Loïe Fuller for Marie Curie, The Artist’s Institute, New York, 2014 ; Jean-Luc Moulène, Spores 17, Le Buisson, 2021 (détail). Photos : Jiayun Deng — Galerie Chantal Crousel. © Pierre Huyghe, Jean-Luc Moulène / ADAGP, Paris (2026).

Pierre Huyghe et Jean-Luc Moulène participent à l'exposition collective BUT I WORLD I SEE YOU* à la Hamburger Kunsthalle, dans le cadre de la 9e Triennial of Photography Hamburg.

Le premier chapitre de l'exposition décrypte des paysages (sépulcraux) et une culture de l’obsolescence imprégnés de mémoires historiques et nourris par l’expérience personnelle, le mythe et l’idéologie — ou comment la signification influe sur les sens latents des images. Il présente des photographies, des sculptures, des films en 16 mm et des vidéos d’artistes tels que Pierre Huyghe, Henry Fox Talbot, Henri Becquerel, On Kawara, Paul Graham, entre autres.

La série de photographies Dance for Radium, Loïe Fuller for Marie Curie, The Artist’s Institute, New York (2014) de Pierre Huyghe documente une performance qui s’est déroulée à l’Artist Institute de New York le 20 février 2014, dans le cadre de l’exposition personnelle de Pierre Huyghe. Pour l’occasion, l’artiste a conçu l’œuvre Dance for Radium, un costume phosphorescent développé en référence à la robe imaginée par Loïe Fuller en 1904. Portée par la commissaire Jenny Jaskey, la robe a été activée par une interprétation de Radium Dance, une œuvre de Fuller qui n’a jamais été documentée et ne subsiste qu’à travers des témoignages écrits. Le costume original de Fuller a été élaboré dans le laboratoire de Marie Curie et incorporait des sels phosphorescents, permettant à sa silhouette de briller dans l’obscurité.

Le deuxième chapitre explore comment des artistes tels que Jean-Luc Moulène, Marcel Duchamp, Alfred Stieglitz, Richard Hamilton, Marcel Broodthaers, entre autres, utilisent ombres portées, dispositifs optiques, artefacts et appropriations photographiques pour enregistrer les états des formes et servir de matrice — un véhicule constitutif pour organiser les idées, pour une écologie de l’attention.

Inspirées des rayographies de Man Ray, les Spores de Jean-Luc Moulène sont créées par un transfert de matière naturelle sur le papier, comme une empreinte de ce que l'artiste appelle « le siège de la gravité ».

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