Lydia Ourahmane, Hotel Ladinia, 2026. 12 tables, stools, lights. Dimensions variable. Commissioned by Biennale Gherdëina 10, with the support of Institut Ramon Llull and Acción Cultural Española (AC/E). Photo : Tiberio Sorvillo. © Lydia Ourahmane / ADAGP, Paris (2026).
Lydia Ourahmane participe à la Biennale Gherdëina 10 intitulée (Future) Paradise Gardens. Sous le commissariat de Samuel Leuenberger, la biennale explore la manière dont les jardins peuvent devenir des espaces de bien-être, de coexistence et d’imagination, ancrés dans la justice, l’égalité et des avenirs collectifs.
Au cœur de l'Hôtel Ladinia abandonné, Lydia Ourahmane réactive l'ancien bar et salon comme lieu de rencontre. Fermé depuis 1998, cet espace constituait autrefois un veritable centre de sociabilité, où les clients et les habitants se retrouvaient pour boire, discuter et jouer. À travers des conversations avec d'anciens membres du personnel et visiteurs, l'artiste retrace des fragments de ces usages passés et les réintroduits sous la forme de gestes vivants.
Pour la Biennale, le bar est rouvert comme un lieu provisoire : les visiteurs sont invités à apporter leurs propres boissons et à se réunir autour de tables conçues sur mesure pour jouer aux échecs. Plutôt que de reconstituer une histoire précise, l’œuvre repose sur la réactivation et la participation, permettant à des nouvelles interactions de se déployer au sein d'une architecture existante.
L'installation fait passer l'espace de l'absence à l'usage, plaçant l'échange social au premier plan. Il en résulte une subtile réactivation de la mémoire, où passé et présent se superposent à travers la présence collective et le temps partagé.
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