Roberto Cuoghi

Roberto Cuoghi

15 octobre — 16 novembre 2024 | à venir

À l'occasion de sa première exposition à la galerie, Roberto Cuoghi présente un nouveau chapitre dans la continuité du projet PEPSIS débuté en 2020. L'artiste interroge le concept de stylisation en tant que phénomène généré par notre structure mentale affectant tous les aspects de la vie sociale, et non uniquement les pratiques artistiques. L'exposition se concentre sur la peinture et son pouvoir d'attraction que l'artiste exacerbe jusqu’à éprouver la forme du déjà-vu

« Je peins contre mes intentions [...] Je suis un peintre sans état d’esprit. J'ai identifié un aspect des choses que j'appelle la stylisation et je l’ai transformé en une méthode de travail. »1

PEPSIS est un projet de négation de soi, sans aucune portée esthétique. Innovation, avant-gardisme et évolution sont devenus des stylisations des idées héritées des processus historiques. Cela contraint les artistes à assimiler et à répéter de manière inconsciente des schémas que l'on peut qualifier d'inauthentiques. À juste titre, les artistes ressentent un besoin grandissant d’authenticité, concept qui s'est lui-même peu à peu transformé en label promotionnel. Or, dans l’art, et partout ailleurs, ce vœu « d’authenticité » est une idée fausse. Notre instinct à reproduire les schémas façonne notre idée de la réalité : tandis que le rythme de communication s'accélère, une certaine tolérance à la stylisation se développe en parallèle. Ce qui semble être n'est pas ce qui est, mais « sembler être » peut être suffisant.

Récemment, l’œuvre de Roberto Cuoghi a été présentée au Fridericianum de Kassel (2022-2023), avec de grandes installations sculpturales, allant d'une collaboration avec la designer matali crasset à des œuvres en céramique de la série Putiferio, en passant par la pièce sonore Šuillakku Corral (2008-2014) et l’installation monumentale Imitatio Christi. Cette série spécifique, dévoilée à l'origine à la Biennale de Venise de 2017 lorsque Roberto Cuoghi représentait le pavillon italien, a transformé l’espace basilical de l’Arsenal en une usine de figures de dévotion représentant des images possibles et innombrables du Christ. Une des expositions les plus importantes de l'artiste en France est celle du Consortium, à Dijon (2014 et plus tard en 2015 à l'Aspen Art Museum, Aspen, CO), où l'intérêt de l'artiste pour le phénomène d'immanence et son processus de sabotage a culminé dans une série de sculptures monumentales.



1    Roberto Cuoghi dans ‘Futuro Antico’, entretien avec Ludovico Pratesi, Artribune, 16 février 2022 (traduit de l'italien vers l'anglais).

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