Fabrice Gygi. Photo : Aurélien Mole.
Pour la deuxième édition de la Biennale Son, Fabrice Gygi présente un ensemble d'œuvres réalisées au milieu des années 1990 : Always Upright (1995), Sans Titre (1995), Roadblock (1997) et Untitled (Sound System) (1997). L'artiste explore les mécanismes du pouvoir et de la contrainte à travers des dispositifs simples mais porteurs de tensions. Le mégaphone, objet emblématique de la parole publique et des mouvements de contestation, y occupe une place récurrente — tantôt activé, tantôt silencieux, il devient le vecteur paradoxal d’une voix amplifiée mais contrôlée.
Fabrice Gygi poursuit ici son exploration critique des infrastructures d’autorité : grilles, podiums, haut-parleurs, bâches… Autant d’éléments issus de l’espace public qu’il reconfigure pour en révéler la charge symbolique et politique. Ses œuvres, souvent minimales et modulables, interrogent la manière dont nos corps et nos comportements sont façonnés par des dispositifs d’apparence neutre, mais profondément liés aux logiques d’ordre et de pouvoir.
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